« janvier 2008 | Accueil | mars 2008 »

Episode 6 : Où Watson discourt de mythologie

1_2 Par Monsieur X

Watson
: Ne trouvez-vous pas que l’atmosphère au Modem a quelque chose de shakespearien ?

Holmes (fumant la pipe) : Que voulez-vous dire mon cher Watson ?, que tout le monde meurt à la fin ?

Watson : Certes non, encore que nous n’en sommes pas loin. Alors que diriez-vous des Atrides comme allégorie du Modem, cette antique maison maudite par les Dieux et dont les membres s’écharpent joyeusement ?

Holmes : Qui joue le rôle du roi Agamemnon ?

Lire la suite "Episode 6 : Où Watson discourt de mythologie" »

Six MoDem candidats aux cantonales

Logo_progres_5

27 Février 2008 : "Leur position entre les deux  tours sera déterminée en commun"

Leprogrescantonales_3 Que la vie doit leur paraître douce et leurs candidatures un long fleuve tranquille comparées aux mésaventures de leurs camarades présents sur  les listes municipales !

Hier, les six candidats que le MoDem présente aux élections cantonales ont lancé leur campagne. Unis, rassemblés autour de celui qui fait figure de tête de proue pour ses élections, Sébastien Perros, ils insistent sur le fait que loin des chicaneries qui ont fait tant de mal au MoDem dans la course aux municipales, les candidats représentent toutes les familles du MoDem : « Il y a des UDF de longue date, des UDF plus récents et puis des MoDem nouveaux. Certains avaient suivi Christophe Geourjon, d'autres étaient engagés dans les équipes d'Éric Lafond. » Voilà pour la façade la plus lisse. Derrière, deux ou trois points sont un peu moins nets. Même s'ils disent que les campagnes municipales et cantonales sont menées de concert, les postulants au Conseil général ne souhaitent pas dévier de leur propos cantonales-cantonales. Évoquer la position d'Anne-Marie Comparini qui a désavoué Éric Lafond (Le Progrès d'hier) crée une gêne manifeste et ne tombe qu'un laconique : « Elle approuve la démarche de rassemblement ».

« Le MoDem est un peu une start-up »
Lorsqu'il leur est demandé de qui ils se rapprocheront à l'assemblée départementale, la réponse est dilatoire : « Si on est élu ça dépendra du rapport de force. Ça nous embêterait autant de nous rapprocher du PS que de l'UMP. Si on pouvait être majoritaire, ce serait mieux ». Quant à la position des candidats MoDem entre les deux tours, ce sera le fruit « d'une décision commune ». L'interrogation sur leur application particulière de la parité - six titulaires hommes, six suppléants femmes - entraîne aussi un pas de deux un peu confus pour au bout du compte reconnaître, sans être forcément convaincant, qu'il est « plus difficile de trouver en très peu de temps » des femmes qui acceptent d'être en première ligne.
En revanche, plus de langue de bois lorsqu'est évoqué l'avenir du MoDem. Sébastien Perros répond avec une très contemporaine métaphore : « Le MoDem est un peu une start-up qui démarre vite et grandit trop vite. On risque donc le dépôt de bilan. Si on arrive à passer, on continue à construire. Nous venons de passer cette période et nous sommes assagis désormais. »

Les candidats aux cantonales accompagneront cet après-midi François Bayrou dans sa balade en presqu'île.

Lyon I : titulaire, Philippe Gibert - suppléante, Francoise Gadrey
Lyon II : titulaire, Sylvain Moulin - suppléante, Nathalie Colliot
Lyon IX : titulaire, Gilles Préveral - suppléante Sarah Chaboud
Lyon X : titulaire, Mathias Rambourg - suppléante Charlotte Hoffmann
Lyon XII : titulaire, Stéphane Sacquépée - suppléante Anne Bertinotti
Lyon XIII : titulaire, Sébastien Perros - suppléante, Marie-Hélène Lavirotte

Article paru le 27 février
Par Michel Rivet-Paturel  - Lire
l'article

A Lyon, le Modem présente ses candidats aux cantonales.

Une idée simple pour la campagne des cantonales : présenter aux lyonnais un Modem uni.

Le Modem lyonnais présente aux électeurs lyonnais un message confus pour ces municipales. La multiplicité des candidats troublent notre message. Certains se retrouvent sur les listes Collomb, d’autres sur les listes Perben et enfin certains sur les listes Lafond.

Après des mois de déchirements, l’équipe des cantonales à Lyon a souhaité présenter une équipe de rassemblement. Nous partageons les mêmes valeurs et sommes arrivés au Modem attirés par les mêmes fondements : l’urgence écologique, une Europe forte, un nécessaire désendettement, la reconnaissance des entreprises et notamment des PME, le renouvellement des hommes et des pratiques politiques…
C’est cela que nous souhaitons présenter ensemble aux lyonnais.

Nous invitons les adhérents Modem à participer à cette campagne des cantonales qui, au-delà de l’échéance électorale, a également pour vocation de reconstruire ensemble le Modem lyonnais, sur des bases saines.

Cette campagne des cantonales préfigurera le visage du Modem de demain.

Les candidats investis par le Modem

Sébastien Perros
se présentera sur le 13eme canton de Lyon.
Mathias Rambourg se présentera sur le 10eme canton de Lyon.
Sylvain Moulin se présentera sur le 2eme canton de Lyon.
Gilles Préveral se présentera sur le 9eme canton de Lyon.
Stéphane Sacquépée se présentera sur le 12eme canton de Lyon.
Philippe Gibert se présentera sur le 1er canton de Lyon.

Ce dimanche, état des lieux du Modem lyonnais...

Auteur_perros Par Sébastien Perros

Cet état des lieux est évidemment sujet à caution même si j’ai essayé de reprendre tous les arguments que j’entends depuis quelques jours et que je tiens des principaux intéressés.

Le plus simple à comprendre : Ceux qui ont rejoint la liste Perben

Le chef de file Christophe Geourjon a rejoint comme annoncé depuis longtemps la liste Perben. Il sera accompagné par Bernadette Bertrix, Marc Augoyard et Fouziya Bouzerda. Ils n’avaient déjà pas le soutien des adhérents, ils sont aujourd’hui marginalisés. Je suis peut-être un petit peu partisan mais je doute recevoir beaucoup de commentaires défendant cette position qui représente au delà des choix politiques, un manque d’honnêteté envers les adhérents du modem. Leurs plus proches soutiens les quittent.

Une des conséquence : Le Modem n’a plus d’instances de la Fédération du Rhône.

Christophe Geourjon a démissionné de ses fonctions de délégué départemental, ainsi que Michel Mercier de ses fonctions de Président de la Fédération du Rhône. Il n’est pas confirmé que Michel Mercier quitte le Modem, il n’aurait pas démissionné de ses fonctions de trésorier national.

Reste donc deux "tendances" pour ces municipales, et j’espère qu'elles ne vont pas se déchirer. Voici les arguments utilisés par ces deux « familles ».

Les 100% autonomistes

Eric Lafond a demandé l’investiture à François Bayrou pour mener une liste qui se maintiendrait au second tour si elle atteignait les 10%. Pour un résultat entre 5% et 10%, les intentions d’Eric Lafond ne sont pas encore connues (fusion ou non).
Eric Lafond a déclaré samedi que l’investiture lui serait officiellement accordée par François Bayrou mardi prochain sur ce site.
Pour les plus pessimistes, cette liste ne pourra pas présenter des listes dans tous les arrondissements avant la date de clôture dans 15 jours, et fera moins de 5% dans plusieurs arrondissements. Pour les plus optimistes, elle atteindra 10% et sera en mesure de se maintenir au second tour.

  • Principaux arguments avancés par les partisans 100% autonomiste :
    - Nous sommes majoritaires chez les adhérents et chez les électeurs / Nous sommes légitimes, le Modem, c’est nous.
    - Nous sommes une alternative électorale pour les électeurs socialistes, démocrate ou conservateur.
    - Une présence aux municipales permet d‘imposer le Modem pour les échéances futures, notamment les élections régionales
    - Il sera possible après les municipales de reconstruire le modem Lyonnais à partir des adhérents colistiers aux municipales.
  • Principaux arguments avancés par les opposants :
    - Ils font croire à Bayrou qu’ils ont les moyens de monter une liste, ce qui n’est pas le cas (Rappel : il faut déposer 221 colistiers dont 110 femmes, et trouver un budget de 60 000 Euros).
    - Même à 10%, il n’y aura pas d’élus et donc aucune visibilité pendant 6 ans.

Ceux qui rejoignent Gérard Collomb

Il s’agit pour la plupart des proches d’Anne-Marie Comparini et d’Azouz Begag, et pas des moindres (Thomas Rudigoz, Eric Desbos…). Certains imaginent mal Thomas Rudigoz et d’autres ne pas avoir prit conseil auprès d’Anne-Marie Comparini avant d’annoncer leur soutien à Gérard Collomb. Azouz Begag a également annoncé qu'il soutenait Gérard Collomb au 1er tour.

  • Principaux arguments avancés par les partisans d’une fusion avec Gérard Collomb :
    - Nous représentons les deux tendances les plus fortes du Modem : Comparini et Begag
    - A 5 semaines du scrutin, il est maintenant trop tard pour lancer une liste autonome.
    - Il faut des élus pour reconstruire le Modem après les municipales. Sans élus, personne n’aura la légitimité et ce sera de nouveau une crise d’autorité.
  • Principaux arguments contre les partisans d’une fusion avec Gérard Collomb :
    - Ceux qui ont ralliés sont tous des UDF, il n’y a aucun Modem ; Ils ne représentent donc pas les adhérents et électeurs qui sont arrivés pendant la présidentielle.
    - Le Modem doit être autonome et indépendant pour devenir la 3eme force politique en France et proposer une vraie alternative politique concrète pour les électeurs.

Petit message personnel : Merci de ne pas tirer de conclusion sur ma position ou celle de Génération Démocrate...

Et puis restez zen dans vos commentaires !

Mouvement démocrate, élections et divisions : de la consubstantialité en politique.

Par Sylvain Moulin

Que de déchirements, que de coups bas, que de rancoeurs après ces quelques mois de primaires au sein du Modem. Il n'y a à mes yeux rien d'étonnant à cela. De façon classique ce processus interne a provoqué des divisions. Mais au-delà il a mis le doigt sur la faiblesse à court terme de notre positionnement. Si l'analyse de la recomposition du spectre politique en trois tendances (socialiste, démocrate et conservatrice) est pour moi pertinente , le positionnement induit s'avère très difficile à assumer en temps électoral.

Nos institutions fonctionnent sur un mode de scrutin induisant une bipolarisation pour ces municipales : alliance ou non avec un des deux potentiels vainqueurs. ( Il est dommage que nous n'ayons pas su ou pu mettre rapidement sur le devant de la scène un candidat ayant l'étoffe pour l'emporter ... si cela existe dans nos rangs, mais c'est un autre débat).
Le schéma de pensée des électeurs est aujourd'hui encore clairement droite contre gauche. Il n'y a qu'à échanger autour de nous pour constater à quel point cette opposition est structurante, consciemment ou inconsciemment. Au sein même de notre partie cette division est là.

Lire la suite "Mouvement démocrate, élections et divisions : de la consubstantialité en politique." »

A propos de Génération Démocrate

Rejoignez Génération Démocrate

Pour suivre l'actualité de Génération Démocrate

widget