Les UDF et les MoDem sont-ils compatibles ?
Il est peut-être grand temps de se poser sérieusement la question. En effet, nous vivons actuellement une première élection interne très laborieuse qui a fait resurgir une opposition latente depuis le lancement du Mouvement Démocrate, l’opposition de deux camps qui se sont observés, qui se sont méfiés puis qui se défient à présent.
Qui sont ces deux camps ?
D’un côté il y a les UDF du « canal historique », engagés au centre depuis des années et qui étaient évidemment à tous les postes de l’appareil fondateur et donc aux instances dites « provisoires » du Mouvement Démocrate. François Bayrou leur a proposé un nouveau contrat, beaucoup plus amitieux que par le passé et qui a d’ailleurs tout de suite trouvé un écho spectaculaire auprès de dizaines de milliers de personnes qui attendaient de s’engager à leur tour, ou pour certains qui attendaient de s’engager ailleurs que dans leur parti d’origine. Les anciens UDF ont-ils pensé que ces renforts extraordinaires leurs seraient très semblables et les aideraient mieux encore à capitaliser, en vue de nouvelles échéances électorales, le score très prometteur de la présidentielle 2007 ? Peut-être. Les nouveaux MoDem ont-ils pensé que les gens qu’ils rejoignaient correspondaient parfaitement aux valeurs portées par François Bayrou pour cette campagne présidentielle et pour l’avenir de notre pays ? Probablement.
Sauf que…
Sauf que de l’autre côté, tous ces nouveaux adhérents ne se sont pas engagés subitement pour n’être que des suiveurs, que des observateurs discrets et des exécutants au service de la réussite politique de quelques uns. Ils ne se sont pas engagés sur un coup de tête, comme on s’inscrit à un club de fitness par bonne résolution. Ils n’ont pas fait le pas de s’engager en politique ou de changer de parti par hasard, ils ont attendus des années avant de trouver dans un parti la promesse forte d’une politique autrement, d’une politique proprement et d’une politique fortement au service des concitoyens. Or beaucoup d’UDF historiques sont quand même fortement emprunts des pratiques politiciennes du passé. Le jeu politicien y est prépondérant, ce jeu qui consiste à tout tenter pour exister et bien sûr gagner des places. Les négociations secrètes, l’influence du pouvoir et des réseaux, l’exploitation d’avantages exclusifs, quitte à être déloyaux, quitte à s’arranger avec les règles, valent aussi bien pour les combats politiques externes que, nous venons de le vérifier, lors d’une élection interne.
« C’est la politique ! » vous diront certains, sauf que ce n’est pas pour cette politique là que ce sont engagés la plupart des nouveaux adhérents. Si vous dénoncez ces méthodes vous serez d’ailleurs facilement qualifiés de « bisounours » qui ne connaissent rien à la politique.
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Par Monsieur X
Watson : Quel est donc cet étrange produit sur lequel vous travaillez Holmes ?

Par Sébastien Perros
Par Monsieur X
Watson : Holmes, qui étaient ces deux hommes louches que je viens de croiser sur le pallier ?
Par Monsieur X
Holmes : Absolument. Une longue suite de banalités non chiffrées assorties de quelques vieilles lunes de la droite, par exemple destinées à faire croire que toujours plus de voitures en ville est compatible avec un air pur. L’atmosphère lyonnaise vaudra bientôt le smog londonien ! De même que Sarkozy trouve La princesse de Clèves inutile, je pense que Perben n’a pas dû lire
Par Luc Ragon
Par Monsieur X
Watson : Holmes, vous avez vu ce sondage de Paris-Match ? Collomb est donné gagnant à 58 % ! Il frôle même les 50 % au premier tour ! Et on ne peut pas dire que ce journal soit vendu à la gauche…