Merci Ségolène...
J’étais hier soir à un café politique avec Anne-Marie Comparini. Le thème du drapeau, de la Marseillaise et de l'identité nationale a été évoqué.
Je suis surpris de penser qu'une personne aussi brillante que Ségolène Royale veuille reconstruire (sic) l'identité nationale grâce à des morceaux de tissus bleu blanc rouge accrochés aux fenêtres... En creusant un peu cette brillante proposition d'un programme gouvernemental (si,si... j'insiste étant donné la portée encore insoupsonnée de cette mesure), elle aurait apprit que la plupart des drapeaux français vendus en France sont fabriqués ... en Chine. Un autre problème, cette fois-ci commercial, se pose donc. Mais pas d'inquiétude, le débat pourra continuer avec Le Pen, un interlocuteur très calé sur le sujet qui se fera un plaisir de débattre d'ici le 22 avril. Merci Ségolène d'avoir relancé ce débat si constructif. Pour ma part, le débat est clos.
Parlons maintenant politique : le premier signe distinctif de l'identité nationale est le droit de vote. Or, à chaque période électorale, beaucoup de jeunes français voient leurs parents, de nationalité marocaine, algérienne ou tunisienne (...), vivant et payant des impôts en France, ne pas pouvoir s'exprimer.
Mais comment peut-on alors demander à ces jeunes français d'accepter le principe même d'identité nationale ? Comment éprouver un sentiment d'appartenance nationale alors que la France, leur propre pays, n'accorde pas aux êtres les plus chers à leurs yeux le plus élémentaire des droits d'expression ?
Je suis convaincu que les étrangers résidents de façon régulière en France et inscrit au rôle des contributions locales doivent pouvoir participer aux scrutins locaux.
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